Projet

Contexte d’interventiòn

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Située au sud du Tchad, la région du Guéra se caractérise par un déséquilibre permanent entre les disponibilités et les besoins de consommation, qui a pour conséquence une insécurité alimentaire et une malnutrition chronique pour une bonne frange de la population. Le déficit hydrique, l'érosion des sols, le déboisement et la surexploitation des champs sont parmi les majeures contraintes qui s'opposent au développement durable du Guéra. L'action vise à récupérer et mettre en valeur les terres agricoles dégradées en milieu rural et à promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l'environnement afin de lutter contre l'insécurité alimentaire dans la sous-préfecture de Bitkine.

Le projet va intervenir dans la Région du Guéra, qui est caractérisée par le relief tourmenté du massif du Guéra, ne présent aucun cours d’eau permanent et les eaux souterraines sont difficiles à accéder; le climat est de type soudano-sahélien.
L’économie locale est basée sur la culture pluviale des céréales d’arachide et de sésame cultivés par les femmes sur de petites superficies et, localement, de berbère. Dans la grande majorité des ménages, le travail agricole est entièrement manuel.
Le Guéra a connu de nombreuses famines, notamment au cours des années ‘70 et ‘80 et reste exposé à une insécurité alimentaire structurelle à cause des sécheresses récurrentes et de la forte pression des déprédateurs des cultures. Les disettes occasionnelles, surtout dans le nord enclavé et dans les zones ne disposant pas de bas-fonds favorables aux cultures de décrues, sont cause de migration saisonnière qui s’ajoute à l’émigration à long terme des jeunes actifs.

Géographie

Le Tchad est un pays divisé entre, d’une part, un Nord et un Centre désertiques et dépourvus de ressources naturelles et, d’autre part, des régions méridionales de climat pré-équatorial, riches en ressources naturelles et humaines. La complexité ethnique du Tchad ne recoupe pourtant pas exactement cette ligne de fracture géographique.

Le Nord et le Centre représentent les deux tiers de la superficie du pays et comptent environ 30% de la population totale. Ces régions sont peuplés de populations sahariennes disparates, mais toutes musulmanes, appartenant aux groupes linguistiques saharien et soudanais oriental (par rapport à la population totale : Toubous : 2,5% ; Goranes, Kredas : 4,5% ; Zaghawas, Bideyats : 1,5% ; Kanembous : 8,5% ; Ouaddaïens : 15%).

Par ailleurs, les Arabes, musulmans, occupent trois grandes zones de peuplement, au Nord (nord-ouest du Kanem), au Centre (Batha, Chari-Baguirmi et nord du Ouaddaï) et au Sud-Est (Salamat), représentant environ 14,5% de la population tchadienne.

Enfin, le Sud-Ouest, chrétien et très marginalement animiste, est le plus peuplé (plus de la moitié de la population tchadienne) : il est composé de populations négro-africaines appartenant aux groupes linguistiques tchadien et soudanais central (Sara : 30% ; Hadjaraïs : 8,5% ; Ngombayes : 5,5% ; Toupouris, Kotokos, Massas, et autres sudistes : 9,5%).

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